A l’occasion du 250è anniversaire

 du voyage autour du Monde

de Louis Antoine de Bougainville (1767-1769)

 

Claude Alzieu, éditeur,conférencier, spécialisé en botanique, éditeur de Botanika-Lamark, accompagné de Simone Sempéré, artiste peintre, auteure du livre la Calligraphie Florale Spontanée aux éditions Alzieu, photographe, partira en août 2019 pour un voyage de 9 mois (retour en mai 2020) après un périple (avions, routes, bateaux) de 70.000 kilomètres où il présentera dans les différentes escales du voyage de Bougainville, l’exposition/conférence , sur les pas de Bougainvelle, botaniste, explorateur:

 

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Claude Alzieu

 

Botanica Lamarck :

L’Odyssée de la découverte des plantes au 18ème siècle

                                                                                                   

Cette exposition a été réalisée à partir des illustrations botaniques et de textes descriptifs du livre Botanica Lamarck et du dictionnaire botanique élaboré par Lamarck (1781-1821) pour l’Encyclopédie. Elle a pour but de transmettre les connaissances et les savoirs sur le monde végétal et l’environnement qui nous entourent et d’en garder la mémoire auprès des habitants. Elle comprend 30 banderoles retraçant les voyages autour du monde, l’histoire de la découverte des plantes des 5 continents et leur illustration). Nous remercions les personnes qui, par leur aide, ont permis la réalisation de l’exposition.

                                                                                                                                                                                                                                                                         Claude Alzieu éditeur

Lucie Allorges (Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris) nous dit:

«… Lamarck fut chargé par Diderot et d’Alembert de rédiger la partie botanique de l’Encyclopédie.

Lamarck va étudier les récoltes faites par Commerson et Baré (Botaniste et récolteur, membres, jusqu’à l’Ile de France (Ile Maurice) de l’expédition Bougainville sur l’un des deux bateaux « L’étoile »). On y trouve plusieurs centaines de plantes, qu'il fit connaître après qu'elles aient été recueillies par les voyageurs-naturalistes français aux États-Unis, en Indes, en Afrique du Sud, en Nouvelle-Guinée, aux Philippines, en Chine.»

 

                               « Si tu as peur d’échouer, arrêtes de rêver. »

 

Les voyageurs, navigateurs, découvreurs, récolteurs naturalistes, scientifiques... qui parcourent les mers et les terres de l’Afrique à l’Amérique du Sud, de l’Océanie à l’océan indien ont tous en commun le désir d’atteindre un horizon nouveau, d’établir de nouvelles frontières, de se surpasser pour survivre et de donner un sens utile à leur vie. Les aventures de leurs voyages sont l’illustration du processus souvent irrationnel qui va transformer leurs rêves en réalités.

                                                                                                       

LE SAVIEZ-VOUS ?

 

 Quelques histoires et anecdotes sur les plantes parmi les centaines racontées dans les textes de Lamarck, de Bougainville et de Commerson :

ALLIUM Rotondium L : ail. Les Israélites, sous la conduite de Moïse, regrettaient dans leur désert les oignons dont ils se nourrissaient pendant leur esclavage en Egypte.

                  

ATROPA belladona L : Belladone. Ces baies sont un violent narcotique qui cause le délire, l'assoupissement et la mort. En Italie on fait avec le suc de cette plante une espèce de fard dont les dames se servent pour blanchir la peau : c'est ce qui lui a fait donner le nom de bella-dona, qui signifie belle dame.

                   

CLEMATIS vitalba L : clématite des haies. Les mendiants se servent de son suc pour faire paraître des ulcères afin d'exciter la compassion. Ces ulcères se guérissent en y appliquant des feuilles de bettes.

                  

FERULA : férule. Bacchus ordonna aux premiers hommes qui burent du vin de se servir de cannes de férule, car dans la fureur du vin, ils se cassaient la tête avec les bâtons ordinaires

LILIUM : lys. En respirant cette odeur dont ils parfument l'air, nous nous croyons transportés dans ces contrées de l'orient qu'il a quitté, pour venir habiter chez nous. Dans son éclat, il nous peint l'âge de la vie, et quand il vient à se flétrir, qu'incliné sur son pédoncule, sa fleur ne peut plus se relever, c'est encore l'image d'une jeune personne moissonnée dans les premières années de sa jeunesse.

Toujours hélas d'actualité, Lamark en 1820 écrit:

 

“L’homme, par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir     de tout ce qui est à sa disposition, en un mot, par son insouciance pour l’avenir et pour ses semblables, semble travailler à l’anéantissement de ses moyens de conservation

et à la destruction même de sa propre espèce…

Il amène rapidement à la stérilité ce sol qu’il habite, donne lieu au tarissement des sources…

Il est perpétuellement en guerre avec ses semblables, et détruit partout, sous tous prétextes…

On dirait que l’homme est destiné à s’exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable.”

 

 De Pablo Néruda:

Il meurt lentement celui qui ne voyage et n'a pas son tourbillon d'émotions,

celui qui ne lit celles qui redonnent la lumière dans les yeux
celui qui n'écoute pas de musique et réparent les cœurs blessés

celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Il meurt lentement
Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap

celui qui détruit son amour-propre, lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne se laisse jamais aider, celui qui ne prend pas de risques

Il meurt lentement sans réaliser ses rêves,
celui qui devient esclave de l'habitude         celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
refaisant tous les jours les mêmes chemins, n'a fui les conseils sensés.

celui qui ne change jamais de repère: Vis maintenant !
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements : Risques-toi aujourd'hui !
Ou qui ne parle jamais à un inconnu :Agis tout de suite !
Il meurt lentement :Ne te laisse pas mourir lentement !
celui qui évite la passion: Ne te prive pas d'être heureux !

 

Les 20 escales de l’exposition-conférence des Editions Alzieu :

 

1) Rochefort, Beynac, Saint Antoine du Breuil) août 2019

2) les Canaries (Las Palmas) du 22/8 au 2/9/2019

3) Porto Alegre (Brésil) du 7 au 25/9/2019

4) Montévideo (Uruguay) du 27/9 au 6/10/2019      

5) Buenos-Aires, Mar del Plata (Argentine) du 7 au 16/10/2019

6) Ushuaia, Magellan (Argentine) du 17/10 au 26/10/202019

7) Magellan, Punta Canal (Chili) du 26/10 au 4/11/2019

8) Santiago (Chili) du 4/11 au 14/11/2019

9)  Ile de Pâques (Chili) du 14/11 au 18/11/2019

10)  Papeete (Tahiti) du 19/11 au 9/12/2019

11) Nouméa (Nouvelle Calédonie) du 9/12 au 2/1/2020

12) Sydney (Australie) du 2/1 au 16/1/2020

13) Port Moresby (Nouvelle Guinée) du 16 au 26/1/2020

14) Jakarta, Java (Indonésie) du 26/1 au 5/2/ 2020

15) Port Louis (Ile Maurice) du 5/2 au 24/2/2020

16) St Denis (La Réunion) du 25/2 au 15/3/2020

17) Antanarivo/Diego Suarez (Madagascar) du 15/3 au 4/4/2020

18) Cap Town (Afrique du Sud) du 4 au 23/4/2020

19) Ponta Delgada (Les Açores) du 24/4 au 4/5/2020

20) Paris (Catacombe, jardin des Plantes) mai 2020

                           

Hommages de l’exposition/conférence :

                                                                            

1) Louis-Antoine de BOUGAINVILLE

Au XVIIIe siècle, la plus grande partie du globe est explorée mais de nombreuses îles sont encore inconnues et les scientifiques cherchent à dresser l'inventaire des richesses naturelles de la planète.

Louis Antoine de Bougainville a été formé par d'Alembert qui lui a enseigné les mathématiques. En 1756, il suit Montcalm au Canada. En 1766 Louis XV a signé les instructions du voyage dirigé par Bougainville (Rechercher les îles nouvelles, explorer les routes maritimes, dresser la cartographie de celles qui sont inconnues et restituer les Iles Malouines au Roi d’Espagne.

Le Comte de Bougainville entreprend un voyage autour du monde sur deux navires de la marine royale avec armes, bagages et domesticité. Le périple s'effectue sur « la Boudeuse », frégate flambant neuf, que rejoint ultérieurement la flûte - autre navire de guerre parti de Rochefort -, baptisé « l’Etoile » et qui va le mener de l'Atlantique au Pacifique et du Pacifique à l'Océan Indien et de nouveau à l’Atlantique.

Quatre-cents hommes composent l'Equipage des deux navires, y seront adjoints un amateur éclairé le Prince de Nassau et trois savants : l'astronome Veron (mort au Timor en 1770), l'ingénieur cartographe Romainville (mort à l’Ile de la Réunion) et le médecin naturaliste Commerson (mort à l’Ile Maurice en 1773) accompagné de Jeanne Baret (alias Jean Baré), une femme déguisée en homme et qui ne sera reconnue comme telle qu'à Tahiti, après plus d'un an en mer. Durant le voyage Commerson récoltera environ 30.000 échantillons de plantes qui seront rapportés au jardin royal à Paris avec le concours essentiel de Jeanne Baret.

                               

2) Jean-Baptiste LAMARCK

   Lamarck fut un des "aventuriers" du Muséum à travers le monde végétal (les herbiers), le monde animal (Professeur de Zoologie), le ciel (les premiers annuaires météorologiques), la biologie général (il est le premier à employer ce terme et un des fondateurs de la biologie moderne). LAMARCK établit en 1809 la première théorie de l'évolution, 50 ans avant DARWIN. Lamarck meurt le 11 juillet 1828 à 84 ans, aveugle, pauvre et délaissé, après des funérailles nationales, il fut enterré dans la fosse commune à Paris. Cette exposition a aussi pour but de rendre hommage à cet homme Jean-Baptiste Lamarck, passionné par la science et par l'origine de la vie en souhaitant que ses écrits ne restent pas "oubliés" et que l'homme - plus précisément l'homme humanisé - prenne enfin conscience de la menace qui pèse sur l'existence de sa Terre-Mère nourricière  et de sa fragilité.

Claude ALZIEU, éditeur

                                                                                      

« Expliquez-moi comment il se fait que vous français après avoir produit l'un des maîtres du transformisme -Lamarck - vous l'ayez complètement oublié. »    E. MAYR (zoologiste américain, biologiste évolutionniste du XXés.)"

 

- LAMARCK, « humaniste » éclectique (entre Zola et “les gilets jaunes”)

 “En  1820, LAMARCK publie son dernier ouvrage, le Système analytique des connaissances positives de l'homme. Il n'y explique pas seulement une théorie de la connaissance, mais aussi ses vues sur la société. Puisque l'homme est un être naturel et le produit de l'évolution, la science de la société relève évidemment pour lui de la biologie. Il explique comment la société crée, ou du moins multiplie les inégalités naturelles. C'est le système des propriétés qui réduit l'« immense multitude à la pauvreté », la prive des « moyens de s'intruire » et la met « à la merci  d'une minorité dominante qui mettra tout en usage pour en tirer le parti le plus convenable à ses intérêts »

. Bien avant les grandes enquêtes sur la condition du prolétariat en France, LAMARCK décrit ces hommes entassés dans les villes, « resserrés en général dans des lieux malsains, ne respirant qu'un air vicié, irrégulièrement et mal nourris, se livrant à toutes sortes d'excès lorsqu'ils en trouvent l'occasion”

Jacques ROGER (La Recherche ; octobre 1989)

 

- La Botanique de LAMARCK

 Commencé en 1783, le dictionnaire Botanique de l'Encyclopédie Méthodique

 {plus de 80.000 espèces} a été dirigé par Lamarck et réalisé sur près de 40 ans, avec Desrousseaux, Savigny, De Candolle et Poiret. Les planches qui l'accompagnent représentent les moindres détails des plantes, de leurs fleurs, fruits, racines. Elles offrent la représentation fidèle d'environ 2900 plantes, dont beaucoup n'avaient jamais été décrites auparavant. Certaines de ces planches ont été dessinées par Pierre Joseph Redouté :le Raphaël des Fleurs. Il s'agit là des touts premiers dessins qu'il ait réalisé (de 1789 à 1793) et n'ont jamais été publiés en dehors de l'Encyclopédie. LAMARCK, avait constitué un immense herbier, comprenant environ 60.000 spécimens (il n’en reste plus que 19.000 aujourd’hui). Ceux-ci ont une valeur inestimable : en effet, si une illustration peut laisser un doute entre l'identification de deux espèces très proches, l'herbier sera la seule façon d'identifier, à coup sûr, l'espèce représentée par les dessinateurs de LAMARCK. Lorsque l'illustration n'était pas basée sur un échantillon d'herbier, LAMARCK précisait alors l'origine de cette planche et la référence de l'ouvrage dont il s'était inspiré. La richesse exceptionnelle de cet herbier fut souvent rappelée par le passé. On y trouve, nommés par Lamarck et se référant à ses descriptions, les échantillons « types » de plusieurs centaines de plantes, qu'il fit connaître au monde, après qu'elles aient été recueillies par les voyageurs-naturalistes français ...richesse aussi pour la floristique de divers pays du Monde : les États-Unis, les Indes, l'Afrique du Sud, la Russie, avec encore quelques rares étiquettes portant des notes en caractère cyrillique ou en sanscrit.

Lucile ALLORGE  (Botanica Lamarck, Claude Alzieu Éditions)

                                                                    

“ Il est singulier de pouvoir constater que l'ouvrage de botanique le plus monumental qui ait été écrit en langue française, fut et reste aujourd'hui la Botanique de Lamarck, commencée en 1783 et dont la réalisation dura 40 ans...”

Yves Delange   (Société des Amis du Muséum d’Histoire de Paris)

 

3) Philibert COMMERSON  (1727 - Ile Maurice, 1773)

C'est en 1766 qu'il embarque avec BOUGAINVILLE comme naturaliste à bord de l'"Etoile", pour le long périple qui va le mener de l'Atlantique au Pacifique et du Pacifique à l'Océan Indien, en passant par Rio, les côtes du Chili, Tahiti, les Molluques. Malade, il est débarqué en 1768 avec Jeanne Baret, Romainville et Veron à l’Ile Maurice. Une fois rétabli et toujours avec Jeanne Baret, il explore l'île Maurice, part herboriser à Madagascar en 1769-1770, à la Réunion en 1771. Il s'épuisera à la tâche : « Je ne sais par où commencer ; j'en perds le boire et le manger. Je voudrais bien que rien ne pût m'échapper.» Il meurt à l'île Maurice le 13 mars 1773. Durant le voyage, de Rio de Janeiro à La Plata, du détroit de Magellan à Tahiti, de la Mélanésie aux Moluqes et à Java, Commerson récoltera environ 30.000 échantillons de plantes qu'il fait rapporter au jardin royal à Paris.(Jeanne Baret) Ses collections seront décrites par Lamarck puis Poiret dans l'Encyclopédie, et par Willdenow à Berlin. Baker, dans sa préface de sa Flora of Mauritius, 1877, considère que Commerson doit être considéré comme le père de la botanique de l'île Maurice.

 

4) Jeanne BARET, la clandestine du voyage de Bougainville

Baré, femme déguisée en homme au départ de Rochefort et qui ne sera reconnue comme telle qu'à Tahiti, après plus d'un an en mer, de son vrai nom Jeanne Baret, est la première femme à avoir fait le tour du monde. Dans les Grandes Cyclades Bougainville va savoir que le domestique de Commerson, Baré, est une femme :

« Comment reconnaître une femme dans cet infatigable Baré, botaniste déjà fort exercé, que nous avons vu suivre son maître dans toutes ses herborisations, au milieu des neiges et sur les monts glace du Détroit de Magellan, et porter même dans ces marches pénibles, les provisions de bouche, les armes et les cahiers de plantes avec un courage et une force qui lui ont mérité du naturaliste le surnom de sa " bête de somme ".

 Elle est la première à faire le tour du monde et je lui dois la justice qu'elle s'est toujours conduite à bord avec la plus scrupuleuse sagesse. » A l’escale de L’Ile Maurice, Bougainville débarque l'astronome Veron (mort au Timor en 1770), l'ingénieur cartographe Romainville (mort à l’Ile de la Réunion), le médecin naturaliste Commerson (mort à l’Ile Maurice en 1773) et Jeanne Baret (alias Jean Baré) qui sera la seule à revenir en France après avoir préservé les nombreuses récoltes faites avec Commerson (30 caisses) et en terminant son tour du monde 6 ans après par ses propres moyens !!.

                               

5) Les voyageurs et récolteurs de plantes de Lamarck (Textes de Lucile Allorge)

- Joseph DOMBEY

(Mâcon, 22 fév. 1742 - Montserrat 1794), reçu médecin à Montpellier, le 4 juillet 1767.

Il herborise avec J.J. ROUSSEAU, est nommé botaniste du Roi le 27 août 1776, et étudie les herbiers de Joseph de JUSSIEU et Philibert COMMERSON.

Nommé pour rechercher le quinquina dessiné par La CONDAMINE en 1737, c'est à pied qu'il rejoint Madrid d'où il embarque pour le Pérou en novembre 1777, pour plus de sep années.

 Il part en compagnie de deux botanistes, RUIZ et PAVON. Après avoir débarqué à Cadix où les autorités espagnoles lui confisquent la majeure partie de ses collections, J. DOMBEY ne peut garder que son herbier personnel, il rentre enfin à Paris en rapportant quelques caisses  contenant des plantes du Pérou, du Chili et du Brésil.

Déçu et malade, il décide cependant de repartir. Il est fait prisonnier à Montserrat, aux Antilles britanniques et y meurt en 1794. L'expédition à laquelle participe Joseph DOMBEY, est une expédition organisée par les espagnols. L'HÉRITIER propose à BUFFON d'étudier et de publier à ses frais les plantes de DOMBEY, BUFFON donne son accord.

 Mis au courant du projet, Madrid intervient auprès du Gouvernement français afin que l'HÉRITIER restitue l'herbier litigieux.

Prévenu qu'on allait saisir l'herbier chez lui, l'HÉRITIER fait venir REDOUTÉ et un ami. Dans la nuit ils emballent la collection et au petit matin, l'HÉRITIER et REDOUTÉ s'enfuient pour Londres, chez BANKS (un des botanistes du Jardin Royal). Ils comptent y étudier l'herbier, le dessiner et le publier en un «Prodrome» des flores du Pérou et du Chili. REDOUTÉ y restera plus d'un an.

 

Pierre SONNERAT (1749-1814)

Neveu de Pierre  POIVRE (1719-1786) et correspondant de l'Académie des Sciences et du Jardin du Roi, Pierre SONNERAT voyagea de 1771 à 1805 et visita notamment les Iles Molluques, les Seychelles, les Indes, Ceylan et la Chine. Il travailla également avec Philibert COMMERSON, à l'Ile-de-France. Au cours de ses voyages, il rassembla un important herbier qu'il donna à LAMARCK. Il rapporta des collections considérables au Cabinet du Roi.

 

Jacques-Julien La BILLARDIERE  (1755-1834)

Après des études de médecine, Jacques-Julien HOUTOU  La BILLARDIERE rencontre Joseph BANKS en Angleterre. Il obtient une mission botanique et s'embarque pour le Levant en 1786. Quelques années plus tard, on le retrouve aux côtés d'ENTRECASTEAUX, parti à bord de la " Recherche et l'Espérance ", à la recherche des deux navires de La PÉROUSE, disparus en 1788

 

Jean-Baptiste Christophe FUSEE, AUBLET (Salon de  Provence 1720 - Paris 1778)

fut le fondateur du "Jardin des Pamplemousses", de 1753 à 1761.

Horticulteur, il est envoyé à l'Ile de France (Ile Maurice) en 1752, pour fonder une droguerie et un jardin botanique dans l'ancienne propriété de LA BOURDONNAIS, revendue à la Compagnie des Indes en 1737. Après un différend avec POIVRE nommé Intendant, il transporte toutes ses plantes au Réduit. Non content de donner la liberté à ses esclaves, il épouse une femme de couleur dont il a de nombreux enfants. Il doit finalement quitter l'île et partir enseigner à St Domingue puis en Guyane française. De 1762 à 1764, il y séjourne comme botaniste du Roi, en vue d'étudier les productions de ce pays. Rentré à Paris, il publie en 1775, l'Histoire des plantes de la Guyane française, comportant quatre cents planches au trait en taille douce, suivie d'une Notice des plantes de l'Isle de France. C'est la toute première flore publiée sur la Guyane.

en Océanie. Il herborise avec ardeur à toutes les escales. Les collections récoltées sont saisies par les Anglais, mais elles seront rendues au Muséum par Sir Joseph BANKS, après négociations. A son retour, La BILLARDIERE  écrira les récits de ses voyages et fera description des ses découvertes botaniques.

 

André et François MICHAUX

De 1785 à 1796, André MICHAUX est envoyé aux États-Unis pour y établir une pépinière. Avec son fils François, ils en installent toute une série, partagés par une même passion : enrichir la France de plantes exotiques. André MICHAUX parcourt différents États et explore le Canada. Il rentre en France avec un important herbier et de nombreuses graines. Son fils François Michaux fera cinq voyages d'exploration et expédiera 250.000 plantes à Paris. Après avoir achevé les ouvrages de son père, « Les Chênes d'Amérique » et « Flora borealis americana », il publie une « Histoire des arbres forestiers de l'Amérique septentrionale ».

Autres hommage de l’exposition :

D’ALEMBERT et les encyclopédistes du 18è  siècle, Denis DIDEROT (supplément au Voyage de Bougainville), Jean-Jacques Rousseau (Herbier & nature), Raymond DECARY et Pierre BOITEAU (Madagascar), Pierre Joseph REDOUTE, jardinier du Roi. (les peintres et dessinateurs de l’Encyclopédie), René-Louiche DESFONTAINE (Les rapports de l’homme à la nature).

Information importante

Simone Sempéré
Je me déplace partout en France et à l'étranger pour celles et ceux qui souhaitent que je propose mes talents d'artiste et de formatrice à un groupe de personnes.
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